logo.jpg

"Lost Shala"
Aurèle Lostdog


30 Septembre – 25 Octobre 2021

J’ai rencontré Aurèle en cherchant ma moto au bord d’une route de terre, au milieu des cocotiers à Goa, au petit matin d’une journée de février 1997.

Dans sa maison de ‘South Anjuna’, il m’a fait découvrir son travail d’Artiste, m’a parlé de son engagement et de son combat personnel lui donnant un appétit pour la vie inspiré, du philosophe Marc Aurèle : ‘Vivre chaque jour comme si c’était le dernier, ne pas s’agiter, ne pas sommeiller, ne pas faire semblant ’.

Son travail artistique m’a, comme beaucoup, fasciné.

Le concept du chien perdu comme symbole des causes perdues de notre existence moderne avait trouvé résonance.

Qu’en est-il de notre humanité ?

Celle-ci est-elle en danger aujourd’hui ?

Plus de dix-huit mois de distanciation sociale, de peur, de méfi­ance de l’autre, de télétravail, d’absence de liens voire d’isolement nous ont contraint à puiser dans notre intériorité.

Ce qui fait notre humanité, c’est la relation aux autres et non l’individualité.

Ce qui fait notre humanité, ce sont nos émotions, nos rires, nos pleurs, nos partages.

Notre humanité sera telle une cause perdue du futur qui se dessine ?

Dans son atelier parisien transformé en 18bis Shala, utilisé comme espace de pratique de Yoga, Aurèle s’affiche sans masque pour nous présenter une "sculpture sociale" selon le concept de Joseph BEUYS.

"Lost Shala" est une sculpture sociale’ vue comme un traitement thérapeutique aux maux de la société, dont l'expression est un continuum de flux, d'énergie et de chaleur dont le processus, 'la praxis artistique a une résonance dans les sphères politique, sociale et humaine.

 

Gratitude à Aurèle, l’artiste qui depuis presque 30 ans nous propose une belle réflexion sur l’évolution de notre modernité.