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"Lost in Paris"
Aurèle Lostdog


16 Septembre – 10 Octobre 2021

J’ai rencontré Aurèle en cherchant ma moto au bord d’une route de terre, au milieu des cocotiers à Goa, au petit matin d’une journée de février 1996.
Dans sa maison de ‘South Anjuna’, il m’a fait découvrir son travail d’Artiste, m’a parlé de son engagement et m’a confié sur sa maladie le sida qui lui inspirait un appétit pour la vie comme le proposait le philosophe de Marc Aurèle : ‘Vivre chaque jour comme si c’était le dernier, ne pas s’agiter, ne pas sommeiller, ne pas faire semblant ’.
Son travail artistique m’a, comme beaucoup, fasciné.
Le concept du chien perdu comme symbole des causes perdues de notre existence moderne avait trouvé résonance.
Qu’en est-il de notre humanité ?
Celle-ci est-elle en danger aujourd’hui ?
Plus de dix-huit mois de distanciation sociale, de peur, de méfiance de l’autre, de télétravail,
d’absence de liens voire d’isolement nous ont contraint à puiser dans notre intériorité.
Ce qui fait notre humanité, c’est la relation aux autres et non l’individualité.
Ce qui fait notre humanité, ce sont nos émotions, nos rires, nos pleurs, nos partages.
Notre humanité sera telle une cause perdue du futur qui se dessine ?

« Lost in Paris », est une exposition très exclusive, puisque l’artiste Aurèle vit entre Merida (Mexique) et Los Angeles (Usa) ou il vient d’installer son nouvel Atelier.
Dans son ancien lieu de travail parisien transformé en nouvel espace de la Galerie 18bis, Aurèle s’affiche sans masque pour son exposition « LOST IN PARIS ».

Pour sa réouverture la Galerie 18bis s’associe à Aurèle pour proposer une véritable réflexion sur l’immensité de la perte à venir, si nous ne prenons pas soin de cultiver une véritable esthétique relationnelle.
L’art fait prendre conscience des modes de production et des rapports humains produits par les technologies et les techniques de son temps. En les déplaçant dans le domaine de l’art, il les rend davantage visibles, permettant ainsi de les envisager jusque dans leurs conséquences sur la vie quotidienne.
« La technologie n’a d’intérêt pour l’artiste que dans la mesure où il en met les effets en perspective, au lieu de la subir en tant qu’instrument idéologique » N. Bourdieu.

Gratitude à Aurèle, l’artiste qui depuis presque 40 ans nous propose une belle réflexion sur l’évolution de notre modernité.